Mobilisation contre la suppression des subventions aux associations



Collectif des associations pour la sauvegarde  de la vie associative du 10e

APPEL
Imagine
Emma et Léo qui, à partir du 28 novembre 2017, ne peuvent plus s’initier à la capoeira ou à la guitare comme chaque mardi à 16h45.

Imagine
Tashi et Arif qui, le 8 janvier 2018 à 9h30, voient la porte de la salle de cours de français définitivement fermée, puis arpentent les rues de l’arrondissement en constatant que, pour s’intégrer, ils doivent encore attendre.

Imagine
Fatemeh et Kevin qui viennent prendre un café ou un thé au chaud, charger leur portable et se reconstituer un peu, comme chaque jeudi matin, ce 15 février 2018, et là aussi, trouvent porte close.

Imagine
Marie-Hélène et Youssef, des bénévoles qui cherchent encore et encore un lieu pour accueillir Emma, Léo, Tashi, Arif, Fatemeh et Kevin.

Imagine
Christophe, Emmanuelle et tant d’autres qui avaient été engagés par leurs associations afin d’agir avec Emma, Kevin ou bien Arif, en compagnie de Marie-Hélène et Youssef, sans toujours compter leurs heures. Retour à la case Pôle Emploi.

Ils seront des centaines de Christophe et Emmanuelle et beaucoup plus de Marie-Hélène et Youssef. Ils seront des milliers de Léo, de Fatemeh ou de Tashi … si nous ne faisons rien !

Si nous ne faisons rien … vous le savez, nos associations sont en danger.

En effet, à la fin annoncée par l’État pour début 2018, de la politique de la ville dans les "quartiers veille active" du 10e, s’ajoute le gel des emplois aidés. Voilà qui concerne un grand nombre d’associations du 10: directement ou du fait de l'affaiblissement ou de la disparition de structures dont elles sont partenaires.

A l’heure de la professionnalisation des associations demandée par les collectivités territoriales et l’État, la première conséquence de ces mesures sera la perte immédiate des postes de nombreux salariés qui permettent aux associations d’assurer leurs missions dans la continuité. Des missions au bénéfice des citoyens : diverses institutions ont délégué aux associations diverses missions qui les rendent de fait irremplaçables. Les "emplois aidés" sont aussi des "emplois aidants" pour des aides qu'ils sont seuls à fournir.

Dans un arrondissement comme le 10e, irrigué par ses deux grandes gares, où se rejoignent des exilés du monde entier, où voir des personnes dormir dehors dans sa rue est presque la règle, où se rencontrent les populations les plus diverses, les associations assurent un rôle essentiel. Elles accueillent, créent du lien, facilitent les échanges et la découverte : une richesse qui ne se mesure probablement pas en termes monétaires. Au moins à court terme.
Une richesse, cependant, dont la disparition laisserait la place à d’autres acteurs moins bienveillants. Et l’espace public se restreindrait pour celles et ceux qui sont moins bien dotés.

Nous associations signataires nous nous engageons à nous mobiliser pour éviter ce scénario !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire